– Roman Adulte

NOUVEAUTES : Voici une sélection de quelques unes de nos nouveautés pour adulte. Vous y trouverez également un résumé de l’auteur. Bonne lecture !

Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l’Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, ils s’emmerdent comme c’est pas permis. C’est là qu’ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt, cette France de l’entre-deux, celle des villes moyennes et des zones pavillonnaires, où presque tout le monde vit et qu’on voudrait oublier.

Que dira l’histoire de Salina, la mère aux trois fils, la femme aux trois exils, l’enfant abandonnée aux larmes de sel ? Elle fut recueillie par Mamambala et élevée comme sa fille dans un clan qui jamais ne la vit autrement qu’étrangère et qui voulut la soumettre. Au soir de son existence, c’est son dernier fils qui raconte ce qu’elle a été, afin que la mort lui offre le repos que la vie lui a défendu, afin que le récit devienne légende.
Renouant avec la veine mythique et archaïque de La Mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé écrit la geste douloureuse d’une héroïne lumineuse, puissante et sauvage, qui prit l’amour pour un dû et la vengeance pour une raison de vivre.

Jim agite doucement la main en refermant la porte derrière sa femme Annie qu’il a envoyée faire des courses. Il enroule alors soigneusement son pardessus dans le sens de la longueur et le pose au pied de cette même porte. À son retour, c’est un miracle si Annie ne fait pas sauter la maison entière en craquant une allumette dans l’appartement rempli de gaz. 
Les chevilles enflées après une journée à faire l’aumône, sœur Saint-Sauveur prend la relève des pompiers auprès de la jeune femme enceinte et des voisins sinistrés de ce petit immeuble de Brooklyn. La nouvelle du suicide étant déjà parue dans le journal, elle échouera à faire enterrer Jim dans le cimetière catholique, mais c’est très vite toute la congrégation qui se mobilise : on trouve un emploi pour Annie à la blanchisserie du couvent où sa fille Sally grandit sous l’œil bienveillant de sœur Illuminata, tandis que sœur Jeanne lui enseigne sa vision optimiste de la foi. Et quand cette enfant de couvent croira avoir la vocation, c’est l’austère sœur Lucy qui la mettra à l’épreuve en l’emmenant dans sa tournée au chevet des malades. 

Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu’il assiste impuissant au massacre de toute sa famille. Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s’asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu’à la jeune Héloïse, fille d’Agnès, la lavandière du village qui l’accueillera sous son toit pour l’élever comme s’il était son fils. 
Luca di Fulvio retrace l’ascension paradoxale d’un petit prince qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.

Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde : c’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise, allonge le bras dans l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend l’oreille dans le feuillage. 

En août 1770, Metz, comme tout le royaume de France, souffre d’une disette, conséquence de deux années de mauvaises récoltes. Le prix du pain augmente. Les greniers de la ville se vident. Le peuple gronde. Deux boulangers sont assassinés sauvagement. Des paysans sont menacés. Des rumeurs circulent accusant des spéculateurs de faire des réserves de grain pour en faire monter les prix à leur profit. La communauté juive est sollicitée par l’intendant Charles Alexandre de Calonne pour mettre en œuvre un approvisionnement d’urgence en provenance d’Allemagne. Le temps presse et les troubles menacent la paix civile.
Augustin Duroch, jeune vétérinaire de talent, au contact quotidien avec le monde rural, est mandaté par l’intendant Calonne pour faire promptement la lumière sur cette coïncidence d’événements troublants. Les avances faites à Augustin par la captivante fermière du château de Grimont sont-elles dénuées d’arrière-pensées ? Les sentiments qu’il partage avec la belle Célia sont-ils durables ? Augustin s’engage dans une voie difficile qui pourrait le mener à sa propre destruction.

Noël approche : la campagne revêt son blanc manteau et s’égaye de joyeuses lumières. Toutefois, pour l’inspecteur-chef Armand Gamache, le temps des retrouvailles au coin du feu est troublé par des ombres menaçantes. Ses meilleurs agents ont quitté la section des homicides, son fidèle lieutenant Jean-Guy Beauvoir ne lui parle plus depuis des mois et des forces hostiles semblent liguées contre lui. Quand Myrna Landers, la libraire de Three Pines, lui demande de l’aider à retrouver l’amie qui devait la rejoindre pour les Fêtes, il saisit l’occasion d’aller se réfugier dans les Cantons-de-l’Est avec ceux qui lui sont restés loyaux. Intrigué par le refus de Myrna de révéler l’identité de la disparue, Gamache découvre qu’il s’agit de la dernière des quintuplées Ouellet. Au terme de son enquête, il trouvera certainement un assassin, mais pourra-t-il enfin trouver la paix ?

Quels secrets cache la famille Rabell ? Puissante dynastie d’Helsinki, dans les années 1960, elle vit presque recluse dans son domaine en bord de mer. Seul le héros, adolescent, se lie avec les enfants Stella et Alex. Tout les sépare, mais dans la fougue de leur jeunesse, ils feront les quatre cent coups. Mais la passion amoureuse s’en mêle, et met en péril le clan Rabell…

1857, en Lorraine. Après la disparition mystérieuse du fermier qui l’employait, un tyran qui abusait d’elle, Emilienne part rejoindre aux Salines de Dieuze sa cousine Henriette, mariée à Eugène, fils de paysan que ne rebute pas le travail dans les puits salés. Emilienne, qui peine à oublier les violences dont elle a été victime, est en butte aux soupçons de la gendarmerie quant à son rôle dans la disparition de son ancien patron. 
Au moment où elle s’autorise enfin à connaître l’amour, de terribles accusations l’obligent à fuir pour échapper à l’arrestation. Condamnée à vivre dans la clandestinité, séparée de son époux, elle voit de loin le malheur s’abattre sur les êtres qui lui sont chers. Aux Salines, Henriette est au plus mal : qui s’occupera de ses quatre enfants ?

En cette fin du XIXe siècle, le destin de Charlotte est placé  sous le signe du sel, grande richesse souterraine de la Lorraine,  à côté du charbon et du fer. Sa grand-mère maternelle était  ouvrière aux salines de Dieuze jusqu’à ce que la famille émigre  en France, après l’annexion de la Moselle par l’Allemagne. Elle-même est élevée près de Nancy, à Saint-Nicolas-de-Port,  autre pays du sel, par ses parents, Émilie et Paul Renaudot,  lequel est issu de la bonne société. À mesure que Charlotte grandit, les principes bourgeois  de son père se font plus pesants. Entre son amour pour  Maurice, brillant étudiant en médecine mais fils d’ouvrier,  et le prétendant huppé agréé par ses parents, Charlotte sera  placée devant un choix impossible. Plus tard sa fille, Gabrielle, sera confrontée aux épreuves de  l’Occupation et à la déportation. Mathilde, la fille de Gabrielle,  enfant des Trente Glorieuses et de 1968, s’autorisera toutes  les audaces et étreindra – enfin – le bonheur dont les femmes des terres salées avaient, avant elle, tant rêvé…

Comment ne pas l’aimer ? Astrid est spontanée, fraîche,  espiègle et terriblement unique pour une jeune fille destinée  à devenir reine. L’enfant chérie de la Suède a grandi au sein  d’une famille aimante, bénéficiant d’une certaine liberté malgré  son statut princier. De là lui est sans doute venue l’idée  qu’elle était une personne comme les autres. Alors quand,  romantique, elle saute au cou du prince de Belgique, futur  Léopold III, le jour de leur mariage, elle entre naturellement  dans le coeur de tous les Belges pour ne plus jamais en sortir. Marie-Bernadette Dupuy dévoile l’émouvant portrait d’une  reine qui se dédiait corps et âme à son peuple. 

Au sortir de la seconde guerre mondiale, une chronique de la vie villageoise, au coeur du massif central, marquée par le désoeuvrement de la fin des combats et les querelles intestines et axée sur la vie sentimentale d’un aubergiste au grand coeur. Des personnages attachants et drôles, sensibles, justes et vrais.

Après une vie mouvementée, Tormod Neshov, le patriarche de la famille, coule enfin des jours paisibles dans sa maison de retraite. Plus rien ne l’empêche désormais de baigner dans les souvenirs de son premier amour, une histoire qu’il a dû nier toute sa vie et que pourtant il n’a jamais oubliée. Comme souvent, c’est lorsqu’on pense que la vie est un long fleuve tranquille que de nouveaux événements viennent tout faire basculer…

Issu d’une famille finlandaise ayant farouchement lutté pour l’indépendance du pays, parfois en vain, Matti a émigré pour la Suède dans les années 1960 avec sa femme Beata. Quand Matti apprend qu’il est atteint d’un cancer, il décide de donner à chacun des ses enfants 100 000 couronnes. Celui qui fera le meilleur investissement héritera de l’entreprise familiale et de ses insectes prédateurs. Rude compétition, et réactions en chaîne…

Lambeau, subst. masc. 1. Morceau d’étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie. 2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55). 3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l’amputation d’un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l’amputation qu’à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu’une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338). (Définitions extraites du Trésor de la Langue Française).

Reykjavik, au début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur deuxième fille Ásta, d’après une grande héroïne de la littérature islandaise. Un prénom signifiant – à une lettre près – amour en islandais qui ne peut que porter chance à leur fille… Des années plus tard, Sigvaldi tombe d’une échelle et se remémore toute son existence : il n’a pas été un père à la hauteur, et la vie d’Ásta n’a pas tenu cette promesse de bonheur.

Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.

L’esprit pétillant de Stella Gibbons parcourt ces quinze nouvelles, profondes sous leur apparente légèreté. Qu’il s’agisse de Pompey, de Mr Pavey ou de Miss Garfield, tous les personnages sont confrontés à la morale victorienne corsetée. Vont-ils oser la transgresser et échapper à leur vie si convenable ? Avec générosité et fantaisie, Stella Gibbons dénonce les clichés d’une société ankylosée par les conventions et les qu’en-dira-t-on.
Ces condensés d’humour british, tout en retenue élégante, sont un enchantement. Ils nous transportent dans un monde délicieusement suranné qui vacille.

Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore.

Thomas, 36 ans, est un être à part. Il exerce une profession singulière : cryogéniste. Son employeur investit des millions de dollars dans les déserts du Sud des États-Unis afin d’y conserver en toute quiétude les corps de ceux qui espèrent un jour se faire « ressusciter »… Des milliardaires à travers le monde sont prêts à dépenser des fortunes pour s’attacher les services de Thomas. Peu sociable et nomade, il s’est coupé de ses racines à cause de ses nombreux voyages professionnels. Il ne connait l’identité véritable de son père que depuis peu de temps : un centenaire tombé dans le coma. Sa quête familiale le mène dans le New Hampshire. Là-bas, dans la maison du vieil homme, un lourd passé se révèle. Une photo ternie par les années sur laquelle apparaît son père, en uniforme de la Schutzstaffel, l’escadron SS. Tandis que la trace d’anciens médecins nazis refait surface en Alsace et en Amérique du Sud, Thomas va devoir affronter des horreurs encore très présentes dans les mémoires.

Tout commence au large de Bali, avec une montgolfière et quatre bouteilles de champagne. Aux côtés de Julius, son partenaire dans le crime, Allan Karlsson s’apprête à fêter son cent unième anniversaire quand… patatras ! Le ballon s’échoue en pleine mer. Voici nos deux naufragés recueillis à bord d’un vraquier nord-coréen. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, il se trouve que l’embarcation, dépêchée par Kim Jong-un, transporte clandestinement de l’uranium enrichi. Ni une ni deux, Allan se fait passer pour un spécialiste de la recherche atomique, parvient à leurrer le dictateur et s’enfuit avec une mallette au contenu explosif… un néonazi suédois à ses trousses. De Manhattan à un campement kenyan en passant par la savane de Tanzanie et l’aéroport de Copenhague, Allan et son comparse se retrouvent au cœur d’une crise diplomatique complexe, croisant sur leur route Angela Merkel, Donald Trump ou la ministre suédoise des Affaires étrangères, se liant d’amitié avec un escroc indien au nom imprononçable, un guerrier massaï, une entrepreneuse médium engagée sur le marché du cercueil personnalisé et une espionne passionnée par la culture de l’asperge.

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